LDgenX

Explorer LDgenX

Demander un devis

Travaux scientifiques · génomique de la conservation

Conservation

Diversité génétique des truites de l’Orb, ancestralité domestique chez l’omble de fontaine et effets de l’introduction d’allèles domestiques.

En bref

Espèces
Truite commune, omble de fontaine
Marqueurs
196 639 SNP (truite) ; environ 33 000 SNP (omble)
Publications
Leitwein et al. 2016, 2019 et 2021

La diversité génétique des truites de l’Orb

L’utilisation de 196K marqueurs SNP a permis d’estimer la diversité génétique et l’indice de consanguinité des populations de truites communes (Salmo trutta), sauvages (La Mare, Gravezon et l’Orb) et domestiques (Atlantique et Méditerranéenne) du bassin de l’Orb.

Nous avons pu mettre en évidence que la population sauvage de Gravezon avait une plus faible diversité génétique et un fort taux de consanguinité, comparée aux populations sauvages de la Mare et de l’Orb (Tableau 1 ; Leitwein et al. 2016 (nouvel onglet)).

De plus, nous avons démontré que la souche domestique Méditerranéenne était très faiblement diversifiée et fortement consanguine contrairement à la souche domestique Atlantique, qui présente une plus forte diversité génétique.

Ces résultats démontrent que la souche domestique Méditerranéenne nécessite une gestion particulière afin d’augmenter la diversité génétique.

Tableau des indices de diversité génétique et de consanguinité des populations de truites du bassin de l’OrbFigure (nouvel onglet)
Résumé pour chaque rivière sauvage du bassin de l’Orb (La Mare, Gravezon et l’Orb) et pour les deux souches domestiques (Atlantique et Méditerranéenne), du (N) nombre d’individus, (x) nombre moyen de marqueurs SNP, (He) hétérozygotie attendue, (Ho) hétérozygotie observée, (Fis) indice de consanguinité et (π) diversité nucléotidique. *** valeur significative p < 0,0001.Tableau 1 modifié de Leitwein et al. 2016 (nouvel onglet), Journal of Fish Biology.

Paysage génomique d’ancestralité domestique chez l’omble de fontaine

L’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) fait l’objet de repeuplements destinés à la pêche sportive au Québec. Ces introductions ont entraîné des mélanges entre populations sauvages et souche domestique, étudiés par Leitwein et al. (2019) (nouvel onglet).

L’article publié analyse environ 33 000 SNP cartographiés chez 611 individus de 24 populations repeuplées. Les segments d’ascendance permettent de distinguer des hybrides de générations précoces ou plus tardives et d’estimer l’introgression domestique le long du génome. Les régions favorisant ou défavorisant cette ascendance varient selon l’échelle étudiée et le contexte de recombinaison (Figure 1 ; Leitwein et al. 2019 (nouvel onglet)).

Taux d’ancestralité domestique le long des groupes de liaison de l’omble de fontaineFigure (nouvel onglet)
Taux d’ancestralité domestique le long des 41 groupes de liaison (LG) de l’omble de fontaine pour les individus de la catégorie hybride récent.Figure 1 extraite de Leitwein et al. 2019 (nouvel onglet), Molecular Ecology.

Effets de l’introduction d’allèles domestiques

Chez l’omble de fontaine, certains profils sont compatibles avec un effet favorable lié au masquage d’allèles récessifs potentiellement délétères dans les populations sauvages. Les résultats de 2019 et 2021 montrent toutefois des effets variables selon les populations et les régions génomiques ; ils ne permettent pas de considérer tout apport d’allèles domestiques comme bénéfique.

Cependant, au-delà de ces potentiels effets bénéfiques, des effets de purge des allèles domestiques ont également pu être observés. Ces mécanismes reflètent des effets négatifs de l’introduction d’allèles domestiques dans certaines régions du génome (Leitwein et al. 2019 (nouvel onglet) et 2021 (nouvel onglet)).

Par exemple, sur le groupe de liaison 26 (Figure 2), nous pouvons observer un excès d’ancestralité domestique associé à des allèles récessifs potentiellement délétères.

Excès ou déficit d’ancestralité domestique selon les allèles, groupe de liaison 26Figure (nouvel onglet)
Excès ou déficit d’ancestralité domestique en fonction de la présence d’allèles non délétères ou potentiellement délétères pour le groupe de liaison 26 chez les individus hybrides anciens d’omble de fontaine.Figure 2 modifiée de Leitwein et al. 2019 (nouvel onglet), Molecular Ecology.
L’expertise associée · Génomique des populations

Parlons de votre projet

Votre question. Notre prochain point de départ.

Un projet en biodiversité, génomique ou bioinformatique ? Décrivez votre besoin pour recevoir une proposition, ou réservez un premier échange avec notre équipe scientifique.

Ou écrivez-nous : info@ldgenx.fr