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ADN environnemental

Lire la biodiversité des ports et des estuaires.

Une étude de l’ichtyofaune pour l’Agence de l’eau Artois-Picardie.

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ADN environnemental · Étude de cas

Lire la biodiversité des ports et des estuaires.

Une étude de l’ichtyofaune pour l’Agence de l’eau Artois-Picardie.

Commanditaire
Agence de l’eau Artois-Picardie
Réalisation
Groupement Qualyse, LDgenX et Prelevmar
© OpenStreetMap (nouvel onglet)

Lire la biodiversité des ports et des estuaires.

Une étude de l’ichtyofaune pour l’Agence de l’eau Artois-Picardie. Commanditaire : Agence de l’eau Artois-Picardie. Réalisation : Groupement Qualyse, LDgenX et Prelevmar.

La question posée

Comment améliorer la connaissance de l’ichtyofaune et comparer l’ADNe aux méthodes classiques d’acquisition de données ?

Les huit sites échantillonnés

  • Dunkerque Est (Port, Nord)
  • Dunkerque Ouest (Port, Nord)
  • Calais (Port, Pas-de-Calais)
  • Slack (Estuaire, Pas-de-Calais)
  • Boulogne (Port, Pas-de-Calais)
  • Baie de la Canche (Baie, Pas-de-Calais)
  • Baie de l’Authie (Baie, Pas-de-Calais et Somme)
  • Estuaire de la Somme (Estuaire, Somme)

L’approche

  • Prélever : Fin novembre et début décembre 2025, trois réplicats d’eau filtrés simultanément sur 15 stations, réparties sur huit ports et estuaires.
  • Analyser : Deux marqueurs génétiques, Teleo pour les poissons osseux et Elas02 pour les élasmobranches : 23 et 13 taxons identifiés.
  • Comparer : Dans l’estuaire de la Somme, l’ADNe retrouve les quatre espèces structurantes du suivi au chalut à perche (hareng, merlan, gobie tacheté, bar) et détecte des espèces non capturées.

Contraintes du milieu soulignées par la publication

  • Courants : Les courants déplacent l’eau, et avec elle les traces d’ADN qu’elle contient.
  • Turbidité : Abondantes dans les estuaires, les particules en suspension troublent l’eau.
  • Marées : La marée fait varier le niveau et le mélange des eaux au fil de la journée.

Ce que l’étude apporte

Des richesses médianes proches entre ports et estuaires, sauf pour la Slack, mais une répartition des espèces différente ; des assemblages cohérents avec les guildes écologiques attendues. L’étude nourrit la réflexion sur l’ADNe pour la surveillance des milieux aquatiques.

Les résultats publiés

Ce que montrent les documents officiels.

L’Agence de l’eau Artois-Picardie a publié l’article, le rapport final et la présentation de restitution de l’étude. Les informations ci-dessous en reprennent le contenu, avec leurs figures.

sites, des ports de Dunkerque à l’estuaire de la Somme
8
stations (secteurs) échantillonnées
15
filtres : trois réplicats par station
45
marqueurs génétiques, Teleo et Elas02
2

Les objectifs

  • Améliorer les connaissances de la biodiversité dans les ports et les estuaires.
  • Comparer l’ADNe avec les méthodes d’acquisition classiques utilisées dans les estuaires dans le cadre de la DCE.

Ce que l’Agence retient

  • Le nombre médian d’espèces est relativement similaire entre les estuaires et les ports, à part pour l’estuaire de la Slack.
  • Les espèces ne se répartissent pas de la même façon entre les ports et les estuaires.
  • Les espèces marines juvéniles sont majoritaires dans la partie aval des sites ; les estuaires et le port de Boulogne-sur-Mer montrent en amont une proportion importante d’espèces amphihalines.
  • Un pourcentage important d’espèces d’eau douce est trouvé sur l’ensemble des sites, reflétant certainement l’influence des cours d’eau transportant de l’ADN depuis l’amont.
Les 15 stations échantillonnées (présentation de restitution, diapositive 5).Figure (nouvel onglet)
Les 15 stations échantillonnées (présentation de restitution, diapositive 5).

Le noyau d’espèces le plus récurrent

Dans les estuaires

  • Clupea harengus (hareng)
  • Dicentrarchus labrax (bar)
  • Pomatoschistus microps (gobie tacheté)
  • Merlangius merlangus (merlan)
  • Pollachius virens (lieu noir)

Dans les ports

  • Clupea harengus (hareng)
  • Merlangius merlangus (merlan)
  • Dicentrarchus labrax (bar)

Fréquentes dans plusieurs secteurs portuaires :

  • Sardina pilchardus (sardine)
  • Pollachius virens (lieu noir)
  • Pomatoschistus microps (gobie tacheté)

Des détections à interpréter avec prudence

Six espèces détectées avec Teleo n’ont jamais été signalées dans la zone (Asterias amurensis, Macrobrachium nipponense, Oncorhynchus keta, Oncorhynchus tshawytscha, Sardinops sagax, Squalius lepidus), de même qu’une espèce détectée avec Elas02 (Atherina hepsetus). Le rapport les attribue à des erreurs d’assignation, des séquences proches, des contaminations ou un transport d’ADN ; les taxons douteux sont exclus de l’analyse des guildes.

Espèces détectées avec le marqueur Teleo, par site (présentation, diapositive 9).Figure (nouvel onglet)
Espèces détectées avec le marqueur Teleo, par site (présentation, diapositive 9).

L’expertise associée

ADN environnemental

Les traces du vivant deviennent une source de connaissance.

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